Circulation et crédit sous les Tang (618–907)
Sous les Tang, le commerce longue distance s’appuie sur des réseaux de confiance : guildes et corporations (hang) tiennent guichets où l’on dépose des espèces et reçoit un écrit de transfert — le hequan (« billet de contrepartie ») dans la page sur le papier-monnaie — utilisable auprès d’un correspondant d’une autre ville. Ce n’est pas le « chèque moderne » au sens d’une banque centrale, mais un crédit documentaire négocié : la circulation de la valeur se fait par l’écrit, non par le transport du métal sur la route.
En 841, l’État vise à monopoliser ce type d’opération : interdiction des hequan privés, billets de contrepartie retirables seulement auprès de l’administration financière — étape reprise sur Le papier monnaie et inscrite dans la frise des réformes monétaires.
Le rapport à la valeur de la monnaie (pièce comme unité de compte plutôt que réserve de métal) éclaire la confiance portée à ces papiers : voir Le rôle de la monnaie. Pour l’enchaînement politique des souverains, la Chronologie des dynasties ; pour le détail de l’époque, dynastie Tang.